Les plus beaux morceaux de guitare électrique

Tristan de HGuitare     Mis à jour : 16/03/26     0

Les plus beaux morceaux de guitare électrique

Bonjour à toutes et à tous, aujourd’hui je vous propose de repartir sur quelque chose de léger, à savoir : Les plus beaux morceaux de guitare électrique. 

Il est évident que je ne pourrai pas tous vous les citer, mais je vais vous proposer une petite liste personnalisée comprenant à la fois quelques morceaux connus ainsi que quelques pépites un peu moins grand public. Vous en connaissez certainement quelques-uns. Mais d’abord il convient d’établir un point : 


Qu’est-ce qu’un beau morceau ?

Tout le monde a sa propre vision de la beauté, mais ce n’est pas le sujet, concentrons-nous sur la musique. Personnellement étant principalement axé Metal ce n’est pas un terme que j’emploie régulièrement, je l’entends surtout de la bouche de non-musiciens pour désigner un morceau dont la charge émotionnelle est... conséquente je dirais. 

Dans les faits on retrouvera souvent une musique triste, mélancolique, souvent -il faut le dire- écrite dans des tonalités mineures, avec un jeu de nuances et de tensions. Un terme un peu gnan-gnan à mon goût car je lui associe beaucoup de clichés : des thèmes de déception amoureuse, des suites d’accords génériques, le petit solo cliché avec pas beaucoup de notes...mais beaucoup d’espace entre elles pour faire genre «regardez comme je privilégie l’expressivité à la prouesse technique ». Ahah j’extrapole bien sûr, mais c’est la première image qui me vient  

Pour moi un « beau » morceau ou un « beau » solo va surtout se démarquer par une sensation de quelque chose de plus construit, d’authentique, avec ce petit quelque chose qui va faire que la magie opère et qui va lui donner une identité propre. On va donc souvent se diriger vers des constructions de morceaux plus longs, moins formatés, avec beaucoup de nuances, des arrangements plus complexes et un espace pour la virtuosité. C’est ce qui donnera vraiment ce côté « voyage onirique », avec un discours cohérent, un début et une fin. 

Un morceau de 3mn couplet-refrain-couplet-refrain-pont-refrain aura du mal à se prêter à cet exercice. Attaquons la liste ! 


Comfortably Numb - Pink Floyd

On commence avec ze classique, souvent cité en modèle pour représenter le jeu de guitare électrique, tant sur le son que sur le caractère expressif de l’instrument. Dans son ensemble assez abordable, même pour les débutants, car essentiellement composé de rythmiques à base d’accords ouverts acoustiques.

En revanche, c'est du côté électrique que ça se corse car ce sera tout un travail d’expressivité et de concentration pour faire ressortir tout le côté épique du 2ème solo, considéré comme iconique, concluant le morceau en apothéose. 

Il est assez long (très long), remplit immédiatement tout l’espace sonore, et tous les yeux seront braqués sur vous si vous le jouez en live. (qui a dit pas de pression?) Côté technique : beaucoup de bends, de slides, hammer-on, pull-off, de la gamme pentatonique essentiellement, travaillez lentement en privilégIANT la justesse surtout pour les bends.

Côté son : une distortion assez riche pour faire ressortir les harmoniques et donner du sustain, une modulation type chorus/flanger/phaser, et un delay assez long pour donner de l’envol.



Hotel California – The Eagles

On continue avec un autre monument. Ce morceau est tellement puissant qu’il se permet de passer à la radio en brisant le format habituel malgré sa longueur de plus de 7mn. Que dire...Il y a de tout pour tout le monde dans ce morceau joué à 3 guitares : L’intro en arpèges à la guitare 12 cordes, toute la partie accompagnement en accords, des ornementations et des passages harmonisés à 2 guitares à tout va, à la basse plutôt sympa aussi... ;) 

Même scénario que le précédent, on conclut la balade par un solo aussi très long, mais ici le charme réside dans le question-réponse entre les 2 solistes sur la version originale, où chacun se renvoie la balle. (vous pouvez très bien le faire tout seul et vous accaparer toute la gloire)

Beaucoup de bends et pré-bends essentiellement mais en décortiquant passage après passage ça peut le faire. Pas de grosse difficulté hormis la longueur. Il se terminera par le fameux passage harmonisé à 2 guitares, pas trop dur, qui est en fait constitué des accords sous-jacents joués en arpèges. Je trouve ce solo très bien conçu, très musical, avec des choix de notes cibles judicieux.


Stairway to heaven – Led Zeppelin

Peut-être avez-vous vu le gag dans le film Wayne’s World dont je vous avais parlé dans un précédent article ? Souvent moqué à l’instar d’autres morceaux tels que Smell like teen spirit ou Seven nation army pour être surjoué dans les magasins de musique, et écœurant leurs employés au passage. Ah mais c’est la rançon du succès !

Ce morceau à su retranscrire l’une de ces poussées d’inspiration auxquelles on ne s’attend pas. Culminant à 8mn, on pourrait presque parler de prog rock, d’ailleurs l’instrumentation et la structure s’y prête, pas vraiment de refrain, et des éléments qui arrivent en milieu de chanson. 

Notre cher Jimmy Page fait ici usage de sa fameuse guitare à double manche, 12 cordes sur les accords, 6 cordes sur le solo. Grosso modo dans la même vibe que les précédents, la difficulté sera peut-être dans la rapide succession de bends aux 3/4 du solo, avec peu d’espace. Un minimum d’endurance sera donc requis. Mais c’est jouable. 

Vous l’aurez compris, tous ces morceaux issus du Blues reprennent souvent les mêmes patterns de notes.


Sweet child o’ mine – Guns N’ Roses

Ah celui-là...dans mon premier groupe c’était mon moment de gloire, même si j’improvisais une bonne partie du dernier solo, qui dure 3h (fait intéressant, je ne sais pas vous mais j’ai toujours eu une préférence pour les solos courts mais qui restent en tête).

Ce que je considère comme le meilleur album de Hard rock de tous les temps, (hors Metal vous me connaissez. Objectivement c’est un morceau très bien ficelé, avec une intro iconique suivie de l’entrée de la basse et de la batterie. Tout le monde peut s’amuser sur ce morceau, en rythmique comme en lead.

Les 2 premiers solos sont mignons en majeur, mais c’est après que ça s’énerve : on flirte avec la gamme mineure harmonique, on monte en puissance et là Bam ! On enclenche la wah-wah et on balance des bends vibrés, des plans blues à toute allure, en soi pas forcément plus complexes mais à un tempo assez rapide. Un jeu de cordes plus souple peut aider dans ces derniers. 


Cliffs of Dover – Eric Johnson

Glissons maintenant vers la guitare instrumentale avec l’un des premiers morceaux qui m’a donné envie de m’y mettre. Je le trouve... adorable, accessible même aux non-musiciens, il s’en dégage une certaine bonne humeur ensoleillée, loin des clichés du shred. Et le thème du « refrain » est trooop catchy ! Même pas besoin de chant.

Bon par contre rien de simple ici, voilà c’est dit ! Un groove swing, plein de notes, de l’hybrid picking, des slides à bien mettre en place dans le dit thème, des gammes déboulant à fond par endroits. Mais toujours avec efficacité, sans en faire trop. La manière d’attaquer les notes ainsi que le son est un peu plus teintée jazz, globalement plus rond avec beaucoup d’aller-retour au médiator. Que dire de plus écoutez-le !


For the love of God – Steve Vai

Probablement le premier morceau que vous écouterez de ce monsieur si vous ne le connaissez pas, et l’un de ses morceaux signatures. 

Le disciple de Frank Zappa part régulièrement dans toutes les directions dans sa musique, alternant gros riffs métal, rythmiques funky, passages orchestraux, harmonies complexes, et d’autres choses plus exotiques. Ici il nous délivre un morceau assez trippant, lent et aérien, tournant essentiellement sur un arpège Em9/Fmaj7 avec divers enrichissements, joué sur un sitar électrique, contribuant à donner ce côté psychédélique dans la musique. 

Ce que je trouve génial dans ce morceau c’est que même si le morceau dure quand même 6/7 minutes, on ne s’ennuie jamais, les petites ornementations de fond (nappes synthés, percussions, cordes) se greffent de manière très progressive, naturelle, et organique.

Il en va de même pour la guitare lead, on commence avec peu de notes, et avant même de s’en rendre compte on culmine sur du shred endiablé, mais sans cet effet « j’en prends plein la figure d’un coup » qui a mon sens nuit à certains. Les effets seront importants, la tige de vibrato est ici abondamment utilisée, couplée à un son riche en reverb/delay/wah-wah. Un must à connaître !

Altitudes – Jason Becker

19 ans. C’est l’âge qu'avait Jason en enregistrant l’album « Perpetual Burn », après avoir également officié dans le groupe Cacophony avec Marty Friedman, connu pour avoir été le guitariste de l’âge d’or de Megadeth (et mon préféré mais chut on va en reparler). Icône de la vague shred des années 80 et admirateur d’Yngwie Malmsteen, il aurait selon  certains supplanté celui-ci, ayant même potentiellement suscité une certaine jalousie. (rumeur, rumeur) Il faut dire que quand on voit le level du bonhomme on ne peut être que scotché. 

Pas ma préférée, mais pour qui voudra étudier l’approche néoclassique c’est un titre phare, avec une déferlante de sweepings, de gammes mineures harmoniques, et d’arpèges diminués, et plein de notes etc, sur fond d’orchestration en background. ^^ 

Malheureusement la maladie mettra un terme à ses exploits guitaristiques, mais il reste iconique, inspirant toujours la nouvelle génération, notamment par la reprise de la jeune guitariste française Tina S alors qu’elle aussi n’avait que 15/16 ans.


Far beyond the sun – Yngwie Malmsteen

Et d’ailleurs puisqu’on en parle, voici un autre titre qui a probablement lancé la trend (oui je parle djeunz) shred/néoclassique.

Issu de son premier album sorti en 1984, Yngwie a claqué tout le monde au sol à l’époque, les gens n’étant pas habitués à un tel déferlement de virtuosité. Il est intéressant de noter que ses inspirations se tournaient plutôt -selon ses dires- par des compositeurs classiques tels que Paganini. 

Je vous invite à jeter une oreille sur les 4 premiers albums (il y a beaucoup de morceaux chantés dans une veine bien 80’s comme j’aime également). Ici nous retrouvons tous les codes susmentionnés dans le morceau précédent : de la gamme mineure harmonique à fond, des arpèges diminués, des trilles violonistiques, des cadences d’accord inspirées du classique, mélangées à un esprit heavy metal. 

Autre fait intéressant c’est l’un des rares guitaristes à utiliser une Fender Stratocaster dans un registre plus agressif, c’est en partie ce qui lui donne ce son caractéristique. J’ai des périodes plus ou moins tournées vers la technique, mais ce titre-là fait toujours mouche...même si le monsieur semble caractériel semble t-il.


Halo – Machine head

On va rentrer dans la catégorie Metal avec une de mes petites pépites. Un peu moins connu du grand public, Machine head est l’un de ces groupes qui a su frapper fort dès le début avec un groove metal percutant teinté de thrash, et qui a su évoluer musicalement depuis 30 ans pour arriver régulièrement à des compositions plus longues et progressives, un peu comme Metallica sur ses morceaux plus longs. 

D’ailleurs l’album « The Blackening » -d’où est tiré Halo- est souvent considéré comme le « Master of Puppets » des années 2000, rien que ça. Il y a une intro claire, des gros riffs groovy puissants teintés d’harmoniques naturelles bien placées, des couplets pleins d’espace, un refrain mélodique et catchy, un breakdown qui fracasse, des solos qui envoient, des harmonies efficaces. 

Ce qui est sympa c’est la manière dont les 2 guitares s’entremêlent tout au long du morceau, on sent vraiment la dualité entre les 2, il y a souvent un jeu de question-réponse, lors des solos notamment. 9 minutes de pur plaisir ! 


Blackbird – Alter bridge

Je ne connaissais pas le groupe tant que ça il y a quelques années lorsque je suis tombé sur une compétition entre les meilleurs solos de guitare sur un site de tablatures connu, et au bout de plusieurs semaines c’est celui-là qui en est sorti vainqueur.

Pour ceux qui ne connaissent pas, Alter Bridge a été formé avec les membres de Creed, et son chanteur Myles Kennedy est notamment connu pour être le chanteur de Slash sur ses albums solos. 

On se retrouve ici comme souvent (vous connaissez le pattern) avec un morceau de 7mn, alternant riffs lourds et passages clairs sur la première partie, le tout embelli par la voix puissante de Myles et assaisonné par des notes jouées au e-bow. 

Vient ensuite un pont sexy et là démarre le solo tout en crescendo : d’abord en douceur, avec un effet type rotovibe/chorus, puis ensuite on met la gomme pour la 2ème partie, on branche la wah-wah et on rentre l’un des plus gros solos de ces dernières années.


One – Metallica

J’aurais pu vous proposer Nothing Else Matters, mais malgré sa popularité incommensurable, il ne représente pas vraiment l’identité du groupe à mes yeux. One est aussi l’un des premiers morceaux qui m’a donné envie d’apprendre, le premier que j’ai écouté de Metallica, et le premier riff est l’un des premiers que j’ai appris. Vous l’aurez compris il m’est cher !

Le titre, dont le thème lyrique est assez sombre (Korn ne manquera pas d’en faire une reprise), se divise en plusieurs parties : une intro avec solo en son clair, des couplets calmes, des refrains courts qui vous arrivent de plein fouet, un 2ème solo mignon en majeur. Et là commence le pont, et discrètement s’introduit à la batterie l’un des motifs rythmiques signatures de Lars Ulrich, préparant la guerre prête à éclater. 

Tout d’abord un breakdown de la mort tout en sextolets sur la corde de Mi grave à vide. Ensuite vient le 3ème solo : Des tappings à donf’, des bends à l'unisson, des plans blues qui virent au rouge tellement ils sont chauds ! ET un 4ème solo (oui monsieur) harmonisé pour le finish... Oui enfin non...on mitraille encore un peu et on finit en apothéose avant de recueillir les applaudissements.

Tornado of Souls – Megadeth

Quand on parle de l’un, il faut qu’on parle de son « rival ».

Je conclus la liste du jour en vous parlant de la track qui contient mon solo préféré de tous les temps, oui rien que ça. C’est simple quand je l’écoute je monte le volume de la télé toutes les 5 secondes tellement ça envoie ! 

Vous vous souvenez de Marty Friedman dont je vous avais parlé plus tôt ? Hé bien c’est lui qui pond ce magnifique bijou, sur l’un des titres phares du groupe. Un élément caractéristique de son jeu est l’utilisation assez récurrente de notes étrangères à la gamme, par des bends et des slides de passage qui apportent une touche exotique certaine à son jeu. 

Marty est à fond sur le Japon, dont il en a fait son domicile, et cela s’entend parfois dans le choix des notes, rappelant certaines gammes d’Est-Asie. L’album entier fracasse, et surfe un peu sur ce style Thrash technique, je vous le conseille ainsi que le suivant, mais également les premiers albums solo de Marty.

 
Conclusion

J’espère que la liste vous aura plu. Il en va de soi qu’il y a beaucoup d’autres titres à découvrir, mais je pense avoir illustré les diverses facettes de l’instrument : tantôt planant, tantôt énergique, parfois beaucoup plus fougueux mais toujours expressif. Je pense que ces morceaux sont une bonne porte d’entrée vers la richesse et la beauté de la guitare électrique :) 

Le voyage continue, on se retrouve à la prochaine étape !

Rédacteur : Alexandre Ziboni


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